gravure du XVIIIème siècle F.Faber 🌾 Un ancrage beauceron très local Tous les événements se déroulent dans un périmètre restreint : Bailleau-le-Pin Saint-Georges-sur-Eure Cintray Nogent-sur-Eure Moins de quinze kilomètres séparent ces paroisses. Cette micro-mobilité est typique du monde rural de l’Ancien Régime : on se marie, on travaille et on meurt dans un rayon très restreint. Mathurin est berger puis journalier. Un métier modeste, physique, dépendant des exploitations locales. 💍 Anne HARDOU : une vie courte, deux mariages Anne HARDOU naît en 1721 à Bailleau-le-Pin. Premier mariage (1745) À 23 ans, elle épouse Gabriel GREARD, 39 ans. Un écart de 16 ans qui peut surprendre aujourd’hui, mais qui reste cohérent avec les pratiques de l’époque : les hommes se marient parfois tardivement, une fois une stabilité économique acquise. Deux enfants naissent. Ils meurent en bas âge. En 1753, Gabriel décède. Anne devient veuve à 31 ans. Second mariage (1759) À...
Dans les registres anciens, certains mots attirent l’œil. Ils semblent familiers, mais leur sens s’est perdu avec le temps. C’est le cas du terme arquebusier . En 1650, à Négreville, en Normandie , Clément Couppey est qualifié d’arquebusier. Derrière ce mot se cache un métier technique, rare, et un rôle social central dans la vie des campagnes du XVIIᵉ siècle. Qu’est-ce qu’un arquebusier ? L’arquebusier est un artisan spécialisé dans la fabrication, l’assemblage et la réparation des armes à feu portatives , en particulier l’arquebuse, puis les premiers fusils. Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’un simple forgeron. Son travail exige des compétences multiples : travail du métal pour le canon et les pièces mécaniques, travail du bois pour la crosse, maîtrise des mécanismes (platines, ressorts), ajustements précis, indispensables à la sécurité et à l’efficacité de l’arme. Chaque arme est fabriquée à la main , pièce par pièce, dans un atelier où se...