🌿 Une famille, plusieurs mondes De Lacollonge aux plaines d’Algérie, les SEIGEOT traversent le XIXe siècle. Ils illustrent à leur manière une réalité plus large : ➡️ celle des familles rurales ➡️ entre stabilité et départ ➡️ entre héritage et rupture 🌾 Destins croisés des SEIGEOT au XIXe siècle Tout commence dans un village du Territoire de Belfort, au début du XIXe siècle. À Lacollonge , au cœur d’un paysage rural rythmé par les saisons et les cours d’eau, vit une famille de meuniers. Depuis plusieurs générations, les SEIGEOT exploitent un moulin — un lieu essentiel dans l’économie locale, à la fois outil de travail et point de rencontre. 🧾 Une famille enracinée Le 9 janvier 1810, Henri SEIGEOT , meunier né en 1780, épouse Marianne GAUTHERAD , fille de meunier originaire de Magny . Leur union est typique du monde rural de l’époque : on se marie dans son milieu, on transmet un métier, on construit une famille nombreuse. Entre 1810 et les années 1830, ils auront...
De Castilly à la Conté : le long chemin de Virginie Lemanicier Une enfance dans le bocage du Bessin Le 4 décembre 1817, Virginie Lemanicier naît à Castilly , un petit village du Bessin normand. Ici, la vie est rude, mais stable. Le paysage est celui du bocage : des haies épaisses, des chemins creux, des fermes dispersées. On y vit de la terre, des saisons, et du peu que l’on possède. Dans ces villages, les horizons sont étroits. Pour une jeune fille, les possibilités sont limitées : rester auprès des parents ou partir… pour servir ailleurs Et très tôt, Virginie disparaît des registres de Castilly. En 1836, elle n’y est déjà plus. Elle a 18 ans. Partir : une nécessité plus qu’un choix Au début du XIXe siècle, des milliers de jeunes femmes quittent les campagnes. Elles ont 15, 16, parfois 18 ans. Elles partent sans bruit. Sans laisser de trace. Elles deviennent domestiques. Ce départ n’est presque jamais un saut dans l’inconnu. Il s’inscrit dans des réseaux invisibles : une cousin...