Tout commence par une mémoire. Un surnom, transmis sans explication. Ma grand-tante l’évoquait parfois : son arrière-grand-père était surnommé « Pied de Chou » . Sans savoir pourquoi. Sans savoir d’où cela venait. Juste un nom étrange, resté dans la famille. 🔎 Un premier indice : une famille d’aubergistes Les premières recherches permettent d’identifier non pas un homme… mais une lignée. 👉 François Pierre Joseph ALEXANDRE (1827–1881) 👉 puis son fils 👉 Pierre Auguste ALEXANDRE (1853–1914) Tous deux vivent à Videcosville et exercent le métier d’ aubergiste . Ce détail est essentiel. Car dans le monde rural du XIXᵉ siècle, un aubergiste n’est pas installé n’importe où. 🧠 Un surnom qui ne doit rien au hasard Le surnom « Pied de Chou » commence alors à intriguer. Dans ces campagnes normandes, les surnoms sont fréquents… mais ils sont presque toujours liés : à un lieu à une activité ou à un fait marquant 👉 Ce nom n’est donc probablement pas anodin. 📰 La...
🌿 Une famille, plusieurs mondes De Lacollonge aux plaines d’Algérie, les SEIGEOT traversent le XIXe siècle. Ils illustrent à leur manière une réalité plus large : ➡️ celle des familles rurales ➡️ entre stabilité et départ ➡️ entre héritage et rupture 🌾 Destins croisés des SEIGEOT au XIXe siècle Tout commence dans un village du Territoire de Belfort, au début du XIXe siècle. À Lacollonge , au cœur d’un paysage rural rythmé par les saisons et les cours d’eau, vit une famille de meuniers. Depuis plusieurs générations, les SEIGEOT exploitent un moulin — un lieu essentiel dans l’économie locale, à la fois outil de travail et point de rencontre. 🧾 Une famille enracinée Le 9 janvier 1810, Henri SEIGEOT , meunier né en 1780, épouse Marianne GAUTHERAD , fille de meunier originaire de Magny . Leur union est typique du monde rural de l’époque : on se marie dans son milieu, on transmet un métier, on construit une famille nombreuse. Entre 1810 et les années 1830, ils auront...